Comment passer à l’action quand on a peur ? | SOL’IN
Comment passer à l’action quand on a peur ? | SOL’IN
Et si vous n’aviez pas besoin d’être prête pour passer à l’action ?
« Je le ferai quand je serai prête. »
Combien de fois avons-nous prononcé cette phrase ?
Quand j’aurai davantage confiance en moi.
Quand j’aurai moins peur.
Quand je serai sûre de moi.
Quand les conditions seront meilleures.
Quand je saurai comment faire.
Et si la vraie question était plutôt :
Quand est-ce que tu seras prête ?
Jamais, évidemment !
Parce que vivre, c’est effrayant.
Choisir, c’est effrayant.
Changer, c’est effrayant.
Se montrer, c’est effrayant.
Quitter ce que l’on connaît pour aller vers ce que l’on ne connaît pas, c’est effrayant.
Alors nous attendons.
Nous attendons d’être rassurées, certaines, confiantes, préparées.
Et pendant ce temps-là, quelque chose en nous reste en attente.
Au bord de la piscine, si vous ne savez pas nager…
Imaginez-vous au bord d’une piscine.
Vous ne savez pas nager. Vous n’avez pas de bouée. Personne ne vous a appris à respirer dans l’eau.
Vous regardez la piscine et vous avez peur de couler.
C’est normal.
Est-ce qu’il faut pour autant attendre d’être devenue nageuse pour entrer dans l’eau ?
Non.
Il faut peut-être simplement commencer par apprendre à respirer.
Puis mettre un pied dans l’eau.
Puis les deux.
Puis s’habituer à la sensation.
Puis avancer un peu.
Des petits pas.
C’est souvent comme cela que fonctionne le changement.
Nous voudrions avoir la confiance avant de faire le premier pas.
Mais parfois, c’est le premier pas qui construit la confiance.
Et si vous attendiez que le monde change ?
Il y a une phrase d’une chanson de Jean-Jacques Goldman qui me fait penser à cela : « J’attends que le monde change. »
Et si, parfois, nous faisions exactement cela ?
Nous attendons que les circonstances changent.
Que notre conjoint comprenne.
Que notre entourage nous encourage.
Que notre travail évolue.
Que nous ayons plus de temps.
Que nous ayons moins peur.
Que quelqu’un nous donne enfin l’autorisation.
Mais le changement que nous attendons à l’extérieur commence parfois par un changement à l’intérieur.
C’est de votre monde à vous dont il s’agit.
Votre monde intérieur.
Celui que vous ne regardez peut-être pas encore suffisamment.
Mettre en lumière ce qui se passe à l’intérieur
Pourquoi est-ce que je n’ose pas ?
Qu’est-ce que j’imagine qu’il va se passer si je me lance ?
De quoi ai-je peur ?
Qu’est-ce que je crois sur moi ?
Qu’est-ce que je crois devoir être pour avoir le droit d’y aller ?
Ces questions peuvent faire émerger des choses très différentes d’une personne à l’autre.
Et c’est là que j’aime partir de la personne que j’accompagne, de ses mots à elle.
Je ne crois pas à une formule toute faite qui conviendrait à tout le monde.
En PNL, une idée me parle particulièrement :
« La carte n’est pas le territoire. »
Nous ne vivons pas uniquement les événements tels qu’ils sont. Nous les vivons aussi à travers notre propre représentation du monde.
Et parfois, c’est cette représentation qu’il devient intéressant de regarder.
Vous n’avez peut-être pas besoin d’être prête
Vous avez peut-être besoin de comprendre ce qui vous retient.
De mettre des mots sur votre peur.
De regarder une croyance autrement.
De retrouver une possibilité là où vous ne voyiez qu’une impasse.
Et parfois, d’avoir simplement une prise de conscience.
Une vraie.
Celle qui fait :
« Ah… mais en fait, je peux faire autrement. »
Et là, quelque chose bouge.
L’engagement transforme l’intention en mouvement
J’aime aussi lorsqu’une prise de conscience devient un engagement.
Pas une grande promesse impossible à tenir.
Un engagement concret.
Écrit.
Quelque chose que l’on décide pour soi.
« Voilà ce que je vais faire. »
Et puis on commence.
Un petit pas.
Puis un autre.
Et parfois, presque à notre surprise, l’énergie revient.
Parce que l’action remet du mouvement là où tout semblait figé.
Passer à l’action ne signifie pas ne plus avoir peur
C’est peut-être là le malentendu.
On imagine souvent qu’il faut d’abord se débarrasser de sa peur pour pouvoir agir.
Mais peut-être que le courage ne consiste pas à ne plus avoir peur.
Peut-être consiste-t-il à faire une place à cette peur sans lui laisser toute la place.
Vous pouvez avoir peur et avancer.
Vous pouvez douter et essayer.
Vous pouvez ne pas savoir exactement comment faire et commencer quand même.
Vous pouvez ne pas être prête.
Et commencer.
Alors, quel est votre premier petit pas ?
Pas le grand changement.
Pas la révolution.
Pas la version parfaite de vous-même.
Juste le prochain pas.
Celui qui est suffisamment petit pour être possible et suffisamment important pour remettre du mouvement dans votre vie.
Une conversation.
Une décision.
Un « non ».
Un « oui ».
Une candidature.
Un projet.
Une demande.
Une page écrite.
Un rendez-vous pris.
Une porte ouverte.
Peut-être même simplement cette phrase écrite quelque part :
« Je ne vais plus attendre d’être prête pour commencer à vivre ce qui compte pour moi. »
Alors…
Quel est votre premier petit pas ?
Et surtout :
Qu’est-ce qui vous ferait vous sentir à nouveau pleinement en vie ?
C’est peut-être là que commence votre changement.
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